Sport pour mieux vivre

 

         Par le professeur Mohamed Charkaoui (mohamed.charkaoui@yahoo.fr)

 

Ma vocation :

Partager mes recherches documentaires avec l'ensemble des internautes qui cherchent à évoluer et mieux gérer le stress de tous les jours.

Visiter dans le même sens, mon site Afkar Maghribia http://www.charkaoui.over-blog 

Jeudi 16 novembre 2006


 
 

   


Récit d'une ascension
  partie 1    partie 2   partie 3 Pic

Cho Oyu : route du camp 1 jusqu'au sommet.

 

La route vers Lhassa

Moyen de transport local dans un village tibétain appelé Tingri. La route continue pendant encore 200 kilomètres vers Lhassa, la capitale du Tibet.

 

Yacks

Deux yacks dans la caravane. Les yacks sont à demi sauvages et doivent être traités avec le plus grand respect.

 

Les alpinistes forment une véritable communauté. Si vous survivez à une épopée avec un ami, vous restez liés à vie. J'ai un jour fait la Welsh 3000s Traverse en une seule fois et en plein hiver. Il s'agit de l'une des meilleures courses du Royaume-Uni qui consiste à grimper environ 15 pics de plus de 900 mètres dans le nord du Pays de Galles. Après une ascension continue de 36 heures à une température inférieure à 0 °C, j'ai ressenti le besoin irrésistible de m'arrêter et de dormir un peu, ce qui est un signe classique de l'hypothermie qui peut entraîner la mort. Mon compagnon, un géographe devenu par la suite cartographe, m'a calmement persuadé de poursuivre et nous a orientés dans un brouillard épais, en utilisant un compas de façon étonnamment précise. C'était il y a 35 ans, mais je n'oublierai jamais que je lui dois la vie.

Malgré cette proximité, les alpinistes sont également des gens qui ont un grand besoin de solitude. J'ai fait de la randonnée et de l'alpinisme pendant un mois dans l'ouest du Népal en 1972, avec deux sherpas et quatre porteurs tibétains. Il nous a fallu deux semaines pour atteindre le col Jangla Bangjan et deux semaines de plus pour revenir à la civilisation par une série de cols élevés (environ 5 000 mètres chacun) que personne n'avait empruntés depuis des décennies. Le dernier jour, avant d'atteindre la route, j'ai vu un occidental qui marchait dans ma direction à une certaine distance. Pris de panique, j'ai quitté le chemin et j'ai grimpé à toute vitesse pour ne pas le croiser.

En alpinisme, les efforts sont autant mentaux que physiques. J'ai fait mes premières expéditions d'alpinisme à l'âge de 12 ans, en famille. Notre vénérable guide nous conduisait du village jusqu'au refuge si lentement que j'avais de la peine à caler mon rythme sur le sien. Cependant il ne s'arrêtait jamais et nous avons atteint le refuge, puis le lendemain le sommet sans effort. Lorsqu'il marche d'un pas régulier, l'alpiniste entre rapidement dans un état de méditation et le rythme de sa foulée définit son mantra personnel. Pour moi, c'est comme une musique et l'ascension se passe comme si de rien n'était.

Le mental devient parfois une question de survie. Après deux nuits passées à 7 700 mètres sur le Cho Oyu, l'un des 14 sommets du monde dépassant 8 000 mètres, et après un malaise à 7 900 mètres lors d'une tentative d'ascension, j'ai amorcé une descente qui fût un véritable cauchemar, enchaînant trébuchements et chutes. Alors que je n'étais qu'à une vingtaine de mètres de nos tentes du camp 1 qui était à une altitude de 6 000 mètres, j'aurais dû me sentir soulagé. Mais il restait une petite pente et une cinquantaine de pas à faire. Alors que les autres membres de l'expédition suivaient mes pas d'un air absent, eux-mêmes trop fatigués pour me prodiguer un quelconque encouragement, j'ai échafaudé une stratégie rocambolesque où chaque pas correspondait à une église ou une chapelle célèbre. Si des architectes de renom sont parvenus à bâtir ces églises, me suis-je dit, je peux faire le pas suivant ! Il m'a fallu cinquante églises pour faire les cinquante pas.

 

Glissement de terrain

  Fermes à 4 500 mètres   Camp de base

Les fortes pluies de mousson provoquent des glissements de terrain qui nécessitent une intervention chaque année.

 

Village typique et culture du blé au Tibet à une altitude de 4 500 mètres environ.

Source : http://www.seed.slb.com/fr/scictr/watch/mountain/goals.htm
par Mohamed Charkaoui publié dans : Méditation
Samedi 28 octobre 2006
 
 

Alors que des dangers peuvent surgir à chaque instant ou qui nous guettent même à l'intérieur de notre corps, qu'est-ce qui peut motiver cette envie d'escalader les montagnes ? Lorsqu'on l'interrogea sur les raisons qui le poussaient à gravir la plus haute montagne du monde, Mallory, un alpiniste de l'entre-deux guerre, disparu lors d'une tentative d'ascension de l'Everest qui fit couler beaucoup d'encre, répondait « parce qu'il est là »... Cette phrase est restée et, par la suite, a acquis une réputation largement excessive par rapport à sa signification initiale pour expliquer les motivations profondes de ce sport. Il existe bien sûr d'autres raisons, plus profondes et plus significatives, qui sont certainement communes à d'autres sports de l'extrême.

 

Récit d'une ascension
  partie 1    partie 2   partie 3

Chemin au-dessus du camp 2   Repos au camp 3   Camp 3

Le chemin au-dessus du camp 2.

 

Moi devant la tente du camp 3. J'ai l'air détendu, mais ma forme physique et mon moral se dégradent. Au-dessus de 7 000 m., les êtres humains s'affaiblissent, et ce même en dormant.

 

 

Le camp 3 à 7 700 m. se détache sur une pente abrupte enneigée. Le sommet est hors de vue à gauche.

   

...vers les 7 900 m

Je suis arrivé à peu près à l'endroit où se trouve l'étoile, au-dessus du camp 3, puis je me suis effondré, incapable d'aller plus loin (à environ 7 900 m). Il était 3 heures du matin, la température était de - 20 degrés Celsius et j'ai dû descendre la falaise en rappel, puis trouver mon chemin jusqu'au camp. Pendant ce temps, un sherpa, le chef d'expédition et deux autres alpinistes ont atteint le sommet.

 

Kathmandou

Après l'ascension, nous avons terminé notre aventure en visitant l'un des plus célèbres lieux de pèlerinage bouddhistes de Kathmandou.

 

L'alpinisme permet tout d'abord d'atteindre, et c'est ce qui semble dominer, une sorte de paix. Pour de nombreux alpinistes dont je fais partie, l'alpinisme revêt une signification quasi religieuse. Ma sensation de bien-être n'est jamais aussi intense que lorsque je me trouve dans les vastes espaces d'une chaîne de montagnes. Connaître ma trajectoire et sentir mon corps fonctionner comme une machine bien huilée surpasse n'importe quel rêve. Le sol que je foule, les contours de cette crête et le sommet qui se découpe sont des compagnons loyaux et je sais qu'ils seront toujours là, la prochaine fois que je reviendrai.

Ensuite, il y a la beauté du paysage, le mystère de ce qui se trouve derrière la paroi suivante, le grondement assourdi d'un torrent qui se trouve mille mètres au-dessous, le calme des fins d'après-midi lorsque vous savez que vous êtes en retard pour rentrer, l'appel soudain d'un oiseau de proie. Et puis, il y a également cette sensation de communion intense lorsque vous partagez votre passion avec d'autres personnes, sans compter le plaisir de guider des jeunes gens vers les montagnes et de les voir goûter à ce rêve pour la première fois.

J'ai un jour servi de guide à un groupe de lycéens de la région pour l'ascension du Mont Kinabalu dans l'état de Saba. Un garçon a été mordu par un mille-pattes géant et quelques autres ont eu le mal des montagnes. Mais à la fin, tout le monde avait vécu une expérience fantastique, même si la neige du sommet que les enfants avaient soigneusement mis dans une boîte pour la montrer à leur retour avait fondu avant notre arrivée en bas. Avec du temps et de la patience, il est possible d'emmener n'importe qui au bord d'un précipice et de lui faire ressentir l'excitation qu'il y a à survivre.

La grande question que je me pose en ce moment est donc de savoir si je dois tenter une nouvelle fois l'ascension d'un sommet de 8 000 m. J'analyse en permanence ce qui est arrivé la dernière fois, lorsque je me suis effondré à 7 900 m. sur le Cho Oyu. Est-ce que je ne m'étais pas correctement alimenté ? Est-ce que je manquais d'oxygène ? Ai-je eu peur ? Est-ce tout cela combiné ou est-ce dû à une autre raison ? En tout cas, une chose est certaine. Il n'existe qu'un seul moyen de le savoir.

 

Le Cho Oyu
 
 

 
 
 
 Source : http://www.seed.slb.com/fr/scictr/watch/mountain/why_climb.htm
par Mohamed Charkaoui publié dans : Méditation
Samedi 21 octobre 2006

AUSTIN (AP) - Une demi-heure de marche à vive allure améliore rapidement le moral des personnes déprimées, selon une nouvelle étude, leur offrant la même stimulation instantanée qu'ils pourraient rechercher avec des cigarettes, du café ou encore une consommation compulsive de nourriture.

Selon des chercheurs de l'Université du Texas à Austin, les déprimés qui marchent sur un tapis de jogging pendant simplement une demi-heure se sentent en meilleure condition physique et psychologique pendant au moins une heure après avoir terminé leur exercice.Leurs travaux sont publiés dans le numéro de décembre du journal "Medicine and Science in Sports and Exercise".

L'étude financée par Future Search Trials, une entreprise de recherche médicale basée à Austin, portait sur 40 personnes âgées de 18 à 55 ans. Toutes ont récemment souffert d'une dépression importante, aucune ne prenant de traitement antidépresseur, ni ne faisant de sport.

Les patients ont été répartis en deux groupes. Vingt personnes ont été désignées pour faire de l'exercice pendant 30 minutes, pendant qu'on demandait aux vingt autres de rester assises tranquillement pendant la même période. Ils étaient examinés cinq minutes avant la séance et cinq, 30 et 60 minutes après.

Les patients des deux groupes ont tous fait état d'une diminution de leurs sentiments négatifs, tension, dépression, fatigue, colère... Mais seul le groupe qui avait fait de l'exercice a déclaré s'être senti bien après la séance.

Selon John Bartholomew, chef de l'équipe de chercheurs, cette étude vient confirmer d'autres travaux, qui ont déjà montré les effets bénéfiques de l'exercice physique, accompagné d'un traitement et d'un suivi psychologique, pour aider les gens à sortir d'une dépression.

Toutefois, l'étude fait partie des premières à avoir démontré que l'exercice peut avoir un effet bénéfique immédiat.

"Ce n'est ni quelque chose que vous devez faire pendant dix semaines, ni que vous devez faire avec intensité", a déclaré ce spécialiste, professeur associé de kinésiologie et d'éducation à la santé. "Vous pouvez en tirer un bénéfice immédiat et j'espère que c'est le genre de chose qui motivera suffisamment les gens pour qu'ils continuent à le faire".

L'étude souligne que les gens déprimés combattant leur mal à coups de cigarettes, de café ou de crises de boulimie, tirent le même bénéfice de la pratique d'un exercice. Mais les experts notent qu'il est bien difficile de modifier les mauvaises habitudes et déjà ardu de faire faire du sport à des gens bien portants...

Reste que pour les gens souffrant de dépressions légères ou modérées, l'exercice peut diminuer le sentiments d'abandon ou d'isolement, estime le Dr Erik Nelson, professeur assistant de psychiatrie clinique au Collège de médecine de l'Université du Cincinnati.

"Les gens ne devraient pas avoir le sentiment que la seule chose qu'ils puissent faire, c'est de prendre leurs médicaments et attendre de se sentir mieux. Ce genre d'études montre qu'il y a des choses à faire pour soi-même sur le court terme". (Associated Press)

Source : http://auriol.free.fr/yogathera/exercices-anti-depression.php

par Mohamed Charkaoui publié dans : GYM et stretching
Dimanche 8 octobre 2006

Retrouvez le monde de la natation en différentes rubriques qui vous permettront d'apprendre ou réapprendre rapidement les bons gestes pour pratiquer la natation en piscine et en mer. Retrouvez les différentes nages avec la brasse, le crawl, le papillon et le dos crawlé. Retrouvez tous les professionnels de la mer dans la rubrique plongée, et toutes les piscines de france par ville ou par nom. Afin de vous évaluer, vous trouverez tous les records de france, d'Europe , Olympiques, et du monde qui ont été réalisés en piscine en petit ou grand bassin.

 

Par exemple la BRASSE
Retrouvez les leçons spécifiques à la brasse en piscine. Vous pouvez reproduire exactement les mêmes mouvements en mer mais il est préférable de s'entrainer en piscine avant de commencer à se lancer dans le grand bleu, qui n'est pas un élément assez stable pour y travailler efficacement les gestes que vous devez maîtriser.
Nous sommes au début du mouvement. Votre corps est bien étendu, vos mains et vos bras également vers l'avant, les jambes sont également tendus.

C'est à partir de ce moment que vous commencez la rotation des poignets tout en plaçant les paumes des mains qui vous permettront dans le même temps la traction vers l'avant et le soulèvement vertical afin de pouvoir prendre votre respiration.




C'est à ce moment précis que commence le replis des bras qui vont vous pousser vers l'avant, les doigts serrés pour faire augmenter la portance.





La poussée des bras permet au corps de maintenir son équilibre sur l'eau, mais également de vous propulser vers l'avant de façon puissante et tonique. Les coudes doivent rester à hauteur des épaules, seul les avant bras doivent terminer ce mouvement.





Le geste se termine avec les mains repliées à l'intérieur et les coudes vers l'extèrieur. Les jambes commencent alors à se replier.





Les bras sont repliés le plus possible contre la poitrine. La tête est au maximum à la verticale. A ce moment là, nous sommes sur la partie glisse, c'est à ce moment qu'il va falloir repousser les bras et mains vers l'avant, les jambes sont bien repliées.





Les bras sont repoussés au maximum et les jambes repliées complètement. Vous recommencez alors le mouvement en boucle pour avoir une technique parfaite de la brasse.




 
 
Source : http://www.france-natation.com
par Mohamed Charkaoui publié dans : GYM et stretching
Jeudi 5 octobre 2006
Des chercheurs australiens ont affirmé lundi avoir scientifiquement prouvé l'impact sur la santé humaine du stress, qui peut engendrer du plus simple rhume au cancer.
Les chercheurs de l'Institut Garvan de Sydney ont découvert qu'une hormone libérée dans le corps en périodes de stress et appelée neuropéptide Y (NPY), affectait notre système immunitaire et nous rendait malade.
"Jusqu'à présent, il y a essentiellement eu des preuves indirectes d'un lien entre le cerveau et le système immunitaire, mais maintenant nous avons la connection", a déclaré Fabienne Mackay, membre de l'équipe de recherche.
"Durant les périodes de stress, le nerfs libérent beaucoup de NPY qui vont dans le sang où elles inhibent les cellules du système immunitaire", a-t-elle déclaré après la publication de ces travaux, lundi, dans le Journal of Experimental Medicine.
Herbert Herzog, qui a également participé à cette recherche, a pour sa part indiqué que l'effet négatif de la neuropéptide Y sur la tension artérielle et le rythme cardiaque était connu mais que la découverte de son impact sur le systéme immunitaire allait ouvrir de nouvelles portes pour combattre certaines maladies.
"Cela vous rend plus vulnérables quand vous avez par exemple un rhume ou la grippe et même dans des situations plus sérieuses tels qu'un cancer", a-t-il déclaré à la radio ABC.
L'arthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, la maladie de Crohn et le diabète sont également des maladies qui ont un lien avec le stress, ont indiqué les chercheurs.

Article paru dans le Monde.fr le 5 Décembre 2005
par Mohamed Charkaoui publié dans : GYM et stretching
 
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