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Méditation

Jeudi 13 juillet 2006

Boudha69.jpg (9348 octets)

Ne pas fréquenter les hommes soumis à leurs sens,
Mais s'associer aux sages,
Honorer ceux qui sont dignes d'être honorés,
Voilà l'excellent comportement bénéfique!

Vivre en un lieu convenable,
Avoir accompli des actions méritantes
Dans de précédentes existences,
Diriger sa psyché dans la juste direction,
Voilà l'excellent comportement bénéfique!

Avoir beaucoup de connaissances, d'habilité,
Etre discipliné et excellemment entraîné,
Dire des paroles excellentes,
Voilà l'excellent comportement bénéfique!
 
Etre le soutien de son père et de sa mère,
Donner ce qui est dû aux enfants et à l'épouse,
Avoir une occupation sans embarras,
Voilà l'excellent comportement bénéfique!

Pratiquer le don, vivre selon le Dharma,
Donner ce qui est dû aux parents,
Accomplir des actes non blâmables,
Voilà l'excellent comportement bénéfique!

Cesser de faire le mal, s'en abstenir,
S'abstenir de boissons intoxicantes,
Etre vigilant en toutes choses,
Voilà l'excellent comportement bénéfique!

Etre respectueux et humble,content et reconnaissant,
Entendre le Dharma en temps convenable,
Voilà l'excellent comportement bénéfique!

Etre ardent, chaste,
Comprendre les quatre Vérités,"voir" le Nirvanâ
Voilà l'excellent comportement bénéfique!

Quand la psyché ne tremble pas
Alors qu'elle est touchée par les conditions mondaines,
Quand on est sans chagrin, sans taches et en sécurité,
Voilà l'excellent comportement bénéfique!

Ceux qui ont un tel comportement
Ne sont pas vaincus,
Ils vont partout en sécurité,
Tel est l'excellent comportement bénéfique!

Source : http://www.bouddha.ch

Par Mohamed Charkaoui
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Jeudi 10 août 2006

Le malaise physique et psychique provoqué par un stress excessif peut vous empoisonner la vie avant de détruire votre santé. Et chose étonnante, la plupart d'entre nous ne sont pas toujours conscients d’être sous pression. Or le stress, à la longue, épuise votre organisme et entame vos défenses immunitaires. Il est grand temps d’apprendre à diminuer votre stress avant que celui-ci n’atteigne un seuil critique !

 

Un phénomène complexe

Ce mot anglais a été adopté la première fois par Hans SEYLE, un biologiste canadien dans les années 30 pour décrire le « syndrome général d’adaptation ». Il s’agit donc d’un effort d’adaptation de l’organisme face à un danger, à une agression venant de l’extérieur (agression physique, psychique ou sensorielle).
Hans SEYLE avait remarqué que, lorsque des animaux étaient soumis à un désagrément, à une contrainte quelconque (par exemple une température trop faible, une réduction alimentaire, une surpopulation, etc.), ils tombaient malades et certains mouraient. Il découvrit alors que les glandes surrénales de ces animaux avaient augmenté de volume. Ces petites glandes situées au-dessus du rein jouent un rôle capital dans l’activité du système nerveux en sécrétant certaines hormones comme l’adrénaline.
Lorsque vous subissez un stress, une agression (celle-ci peut-être sans danger véritable, comme le fait de devoir vous exprimer en public), votre rythme cardiaque s’emballe, vous devenez pâle et vous vous mettez à transpirez à grosses gouttes ! Si la peur est plus forte, des réactions physiques plus importantes vont se manifester. Toutes ces réactions sont causées par la production massive d’hormones et finissent par provoquer, à la longue, de véritables maladies. L’ensemble de ces signes constituent ce qu’on appelle le «stress» (ce mot désigne à la fois l’agression et l’effet de l’agression).

 

Les trois étapes

La réaction face à un danger réel ou à ce que nous considérons comme un danger se déroule toujours en 3 étapes.

1. La phase d’alarme
L’organisme se prépare à faire face au choc déclenché par l’agent stressant. Votre corps secrète de l’adrénaline. Sous cette influence, le cœur s’accélère, la respiration devient courte et rapide, et il se produit des modifications dans la répartition du sang dans l’organisme.

2. La phase de résistance
Si le stimulus stressant dure toujours, votre organisme va chercher à mobiliser des ressources supplémentaires pour trouver un nouvel équilibre. D’autres hormones sont sécrétées : l’endorphine, le cortisol, la dopamine, la sérotonine et aussi des hormones sexuelles. Le stress, est à ce stade, encore considéré comme une réponse positive.

3. La phase d’épuisement
Si l’agression persiste, votre organisme est débordé : il n’a plus les moyens de faire face. Vous vous épuisez littéralement et vos défenses immunitaires diminuent. Lorsque vous atteignez ce stade, vous êtes irritable, nerveux, fatigué et pour faire face, vous dépensez deux fois plus d’énergie. Vous pouvez même ressentir le besoin de prendre des excitants pour tenir le coup !
L’épuisement vous guette si vous ne savez pas vous arrêter !

 

Les signes de stress

Les signes traduisant un stress excessif sont multiples : nervosité, anxiété, fatigue, insomnie, irritabilité, migraines. Certains troubles sont plus aigus : ulcères d’estomac, malaises cardiaques, hypertension. On observe aussi un affaiblissement significatif des défenses immunitaires.

 

Les stratégies anti-stress

Quelques règles simples de bon sens vont déjà vous permettre d’être moins stressé. À chacun de voir celles qu’il devra mettre en œuvre en priorité. En voici quelques-unes :
- Bien se connaître : savoir quelle dose de travail et quel degré de contraintes on peut supporter.
- Savoir dire non lorsque la limite est sur le point d’être franchie.
- Reconnaître les signes de fatigue et s’arrêter à temps.
- Agir pour sortir d’une situation stressante. Essayer de trouver des solutions.
- Savoir gérer son temps.
- Avoir un environnement le plus calme possible. Pouvoir vivre dans une ambiance familiale, amicale et/ou professionnelle agréable est un atout. Vous y puiserez réconfort et sentiment de sécurité.
- Avoir une bonne hygiène de vie. Une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant sont essentiels pour votre santé.
- Exercer une activité physique Rappelons-nous en effet que lors de l’exercice physique les endorphines ou hormones du bien-être sont sécrétées en abondance.
- Développer ses loisirs : ne restez pas enfermé dans le travail et les obligations. L'esprit comme le corps a besoin de "souffler". Avoir des centres d’intérêt variés permet de se changer les idées et de renouveler son énergie.
- Se ménager des moments de détente et se relaxer. La relaxation est un des moyens privilégiés pour vaincre le stress : nous allons y revenir mais auparavant, quelques notions très simples d’anatomie nous permettront de mieux comprendre son utilité..

 

Tonus musculaire et tonus émotionnel

Pour que les fonctions de notre organisme se fassent, il est nécessaire que notre corps ait un certain tonus. Le tonus est un phénomène physiologique qui se manifeste avant tout au niveau musculaire. Il se caractérise par une contraction permanente et modérée des muscles, entretenue par les influx nerveux.
Notre système nerveux, en effet, transmet au corps tout entier une excitation électrique constante pouvant aller de zéro microvolt en cas de repos total à 10.000 microvolts au moment d’efforts violents. Il a été expérimentalement vérifié que l’activité mentale et émotionnelle est directement liée à l’état d’excitation de nos nerfs et de nos muscles. Face aux soucis, face à la fatigue, le tonus musculaire se maintient à un niveau très élevé, même lorsque vous n’avez pas d’activité intense.
Lorsque les agressions extérieures ou les préoccupations intérieures sont trop fréquentes, vous finissez par vous crisper en permanence et par maintenir cet état de stress et de tension de manière constante.

 

Les méfaits de la crispation

Cette excitation constante et excessive des muscles provoque une excitation anormale du mental qui, à son tour, va exciter les muscles. C’est un cercle infernal qui entraîne de nombreuses maladies et des comportements extrémistes, fanatiques, intolérants chez beaucoup de personnes.
Il va donc être primordial, pour abaisser votre niveau de stress, de diminuer les crispations musculaires et nerveuses de votre organisme.

 

Le moyen efficace par excellence

En vous relaxant, vous réduisez votre tonus musculaire et émotionnel et vous permettrez à votre corps de se reposer. Il faut bien comprendre que lorsque vous êtes tendu exagérément, vous n’en avez plus conscience, ce qui est généralement le cas dans la journée. Vous vous y êtes habitué. De plus, il ne faut pas vous imaginer que vous allez vous relâcher vraiment au moment du sommeil. Vous vous endormez crispé ou à moitié crispé et vous conservez toujours une tension excessive, même endormi. La crispation n’empêche pas le sommeil.
Le seul moyen de réparer d’une manière naturelle cet excès, de corriger cet état et de s’harmoniser, c’est de faire des exercices de relaxation comme ceux que vous trouverez sur le CD « Libérez votre puissance créatrice ». Les calmants, les somnifères et tout autre médicament de cette catégorie peuvent être utiles pour vous soulager mais ils ne représentent qu’une solution momentanée.
La relaxation vous permettra de faire le vide mental et de LACHER PRISE. Aucune pensée parasite ne viendra plus troubler votre psychisme. Vous laisserez pour un temps vos problèmes au vestiaire. Et lorsque vous les retrouverez, ils auront très probablement changé... parce que vous, vous aurez changé.
La relaxation guidée de ce CD va vous mettre dans un état de détente musculaire et psychique de plus en plus profond. Grâce à cette détente progressive, tout votre corps, de la tête aux pieds, va pouvoir relâcher ses tensions et commencer à récupérer. La réparation de votre système nerveux mis à mal par le stress va pouvoir enfin s’effectuer.
Au cours de ces deux séances vous traverserez des endroits magnifiques qui vous apaiseront et vous rechargeront d’énergie. Les sensations très agréables que vous éprouverez vous permettront de restaurer encore plus rapidement vos forces. En effet, le plaisir et le bien-être éprouvés durant ces deux séances vont avoir des effets très bénéfiques sur votre santé et votre moral. Vous constaterez d’ailleurs que ces effets se prolongeront dans les jours qui suivent et ceci d’autant plus facilement que vous pratiquerez la relaxation régulièrement.
Les émotions bienfaisantes ressenties durant votre relaxation présentent aussi un autre avantage : elles vont aider votre subconscient à accueillir encore plus facilement les suggestions positives qui accompagnent ces deux séances. Ces suggestions concernent votre bien-être, votre santé, votre réussite, votre épanouissement. Elles sont suffisamment générales pour que chacun y puise ce qui lui convient le mieux. Elles vous permettront d’améliorer les aspects de votre vie qui en ont le plus besoin et vous aideront à trouver des solutions aux problèmes qui vous préoccupent. Vous serez spontanément guidé vers les situations, les décisions, les actes les plus propices à votre bonheur. Votre capacité créatrice et réalisatrice pourra s’exercer librement pour votre plus grand bien.

 

Mieux vaut prévenir que guérir

En apprenant à vous relaxer, vous pourrez mieux gérer vos émotions et mieux contrôler votre comportement. Mais vous allez aussi renforcer votre santé et vos défenses immunitaires, mettant ainsi toutes les chances de votre côté pour prévenir la maladie ! Entraînez-vous le plus possible : un exercice chaque jour vous sera très profitable, l’important étant d’être régulier.

Source : http://www.tout-pour-le-bien-etre.com

Par Mohamed Charkaoui
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Jeudi 10 août 2006
Définition :

Il a été mis au point par Johannes Schultz dans les années 10, elle s'est inspirée de l'hypnose. Il considère que "tout état de fatigue ou d'anxiété s'accompagne de contractions musculaires". Si on laisse le corps se détendre, les symptômes tendent à disparaître. 

 Cette méthode globale, structurée, rigoureuse et progressive grâce à un ensemble d'exercices très précis, permet d'acquérir progressivement la détente, de supprimer les tensions inutiles et vise à créer une image mentale de relâchement.

 Il se pratique dans une pièce tranquille, assis ou allongé, dans une semi-obscurité, avec une température moyenne, les yeux fermés facilitant le laisser-aller et l'intériorisation.

 Méthode :

 Nous avons 6 exercices qu'il faut exécuter les uns à la suite des autres. Tout d'abord , o n s'imprègne de l'idée de calme (je suis calme... tout à fait calme...) :

 L'idée de pesanteur (mon bras droit est lourd (5-6 fois) et qui s'étend au bras gauche, puis aux jambes et enfin à l'ensemble du corps).

  1.  La sensation de chaleur (phénomène de vasodilatation) selon la même logique et la même progression (agit sur l'appareil circulatoire (vasodilatation favorisant les échanges sang ? cellules).

  2.  Le contrôle cardiaque (prise de conscience des battements rythmiques du c?ur (mon c?ur bat calmement et correctement).

  3.  Le contrôle respiratoire (ma respiration est tout à fait calme, je suis toute ma respiration).

  4.  La sensation de chaleur au niveau de l'abdomen (mon plexus solaire est chaud ... tout à fait chaud).

  5.  L'idée de fraîcheur au niveau du front (mon front est frais, agréablement frais) afin d'isoler la tête du phénomène de vasodilatation qui s'est produit dans tout le corps.

A l'issue de chaque séance de relaxation, une reprise est réalisée, afin de reprendre une activité normale, grâce à une succession d'étapes bien déterminées : mouvement des bras, puis des membres inférieurs et ensuite tout le corps ; deux ou trois respirations profondes avant d'ouvrir les yeux. Quand l'état de tonicité est retrouvé, laisser le langage naturel du corps s'exprimer : soupirs, bâillements, étirements.

 Cette reprise est inutile si le sujet souhaite s'endormir.

 Objectifs :

  1.  Il est de provoquer un état de relaxation pour que l'individu soit sensible aux suggestions de calme, de bien-être qu'il se donne et de parvenir à un état modifié de conscience.
    •  Il permet d'éliminer rapidement la fatigue et de supprimer les tensions.

      Il est déconseillé de l'utiliser avant une compétition car il entraîne une baisse de la vigilance de l'athlète.

source: http://www.avantagemental.com

 

 

Par Mohamed Charkaoui
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Samedi 28 octobre 2006
 
 

Alors que des dangers peuvent surgir à chaque instant ou qui nous guettent même à l'intérieur de notre corps, qu'est-ce qui peut motiver cette envie d'escalader les montagnes ? Lorsqu'on l'interrogea sur les raisons qui le poussaient à gravir la plus haute montagne du monde, Mallory, un alpiniste de l'entre-deux guerre, disparu lors d'une tentative d'ascension de l'Everest qui fit couler beaucoup d'encre, répondait « parce qu'il est là »... Cette phrase est restée et, par la suite, a acquis une réputation largement excessive par rapport à sa signification initiale pour expliquer les motivations profondes de ce sport. Il existe bien sûr d'autres raisons, plus profondes et plus significatives, qui sont certainement communes à d'autres sports de l'extrême.

 

Récit d'une ascension
  partie 1    partie 2   partie 3

Chemin au-dessus du camp 2   Repos au camp 3   Camp 3

Le chemin au-dessus du camp 2.

 

Moi devant la tente du camp 3. J'ai l'air détendu, mais ma forme physique et mon moral se dégradent. Au-dessus de 7 000 m., les êtres humains s'affaiblissent, et ce même en dormant.

 

 

Le camp 3 à 7 700 m. se détache sur une pente abrupte enneigée. Le sommet est hors de vue à gauche.

   

...vers les 7 900 m

Je suis arrivé à peu près à l'endroit où se trouve l'étoile, au-dessus du camp 3, puis je me suis effondré, incapable d'aller plus loin (à environ 7 900 m). Il était 3 heures du matin, la température était de - 20 degrés Celsius et j'ai dû descendre la falaise en rappel, puis trouver mon chemin jusqu'au camp. Pendant ce temps, un sherpa, le chef d'expédition et deux autres alpinistes ont atteint le sommet.

 

Kathmandou

Après l'ascension, nous avons terminé notre aventure en visitant l'un des plus célèbres lieux de pèlerinage bouddhistes de Kathmandou.

 

L'alpinisme permet tout d'abord d'atteindre, et c'est ce qui semble dominer, une sorte de paix. Pour de nombreux alpinistes dont je fais partie, l'alpinisme revêt une signification quasi religieuse. Ma sensation de bien-être n'est jamais aussi intense que lorsque je me trouve dans les vastes espaces d'une chaîne de montagnes. Connaître ma trajectoire et sentir mon corps fonctionner comme une machine bien huilée surpasse n'importe quel rêve. Le sol que je foule, les contours de cette crête et le sommet qui se découpe sont des compagnons loyaux et je sais qu'ils seront toujours là, la prochaine fois que je reviendrai.

Ensuite, il y a la beauté du paysage, le mystère de ce qui se trouve derrière la paroi suivante, le grondement assourdi d'un torrent qui se trouve mille mètres au-dessous, le calme des fins d'après-midi lorsque vous savez que vous êtes en retard pour rentrer, l'appel soudain d'un oiseau de proie. Et puis, il y a également cette sensation de communion intense lorsque vous partagez votre passion avec d'autres personnes, sans compter le plaisir de guider des jeunes gens vers les montagnes et de les voir goûter à ce rêve pour la première fois.

J'ai un jour servi de guide à un groupe de lycéens de la région pour l'ascension du Mont Kinabalu dans l'état de Saba. Un garçon a été mordu par un mille-pattes géant et quelques autres ont eu le mal des montagnes. Mais à la fin, tout le monde avait vécu une expérience fantastique, même si la neige du sommet que les enfants avaient soigneusement mis dans une boîte pour la montrer à leur retour avait fondu avant notre arrivée en bas. Avec du temps et de la patience, il est possible d'emmener n'importe qui au bord d'un précipice et de lui faire ressentir l'excitation qu'il y a à survivre.

La grande question que je me pose en ce moment est donc de savoir si je dois tenter une nouvelle fois l'ascension d'un sommet de 8 000 m. J'analyse en permanence ce qui est arrivé la dernière fois, lorsque je me suis effondré à 7 900 m. sur le Cho Oyu. Est-ce que je ne m'étais pas correctement alimenté ? Est-ce que je manquais d'oxygène ? Ai-je eu peur ? Est-ce tout cela combiné ou est-ce dû à une autre raison ? En tout cas, une chose est certaine. Il n'existe qu'un seul moyen de le savoir.

 

Le Cho Oyu
 
 

 
 
 
 Source : http://www.seed.slb.com/fr/scictr/watch/mountain/why_climb.htm
Par Mohamed Charkaoui
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Jeudi 16 novembre 2006


 
 

   


Récit d'une ascension
  partie 1    partie 2   partie 3 Pic

Cho Oyu : route du camp 1 jusqu'au sommet.

 

La route vers Lhassa

Moyen de transport local dans un village tibétain appelé Tingri. La route continue pendant encore 200 kilomètres vers Lhassa, la capitale du Tibet.

 

Yacks

Deux yacks dans la caravane. Les yacks sont à demi sauvages et doivent être traités avec le plus grand respect.

 

Les alpinistes forment une véritable communauté. Si vous survivez à une épopée avec un ami, vous restez liés à vie. J'ai un jour fait la Welsh 3000s Traverse en une seule fois et en plein hiver. Il s'agit de l'une des meilleures courses du Royaume-Uni qui consiste à grimper environ 15 pics de plus de 900 mètres dans le nord du Pays de Galles. Après une ascension continue de 36 heures à une température inférieure à 0 °C, j'ai ressenti le besoin irrésistible de m'arrêter et de dormir un peu, ce qui est un signe classique de l'hypothermie qui peut entraîner la mort. Mon compagnon, un géographe devenu par la suite cartographe, m'a calmement persuadé de poursuivre et nous a orientés dans un brouillard épais, en utilisant un compas de façon étonnamment précise. C'était il y a 35 ans, mais je n'oublierai jamais que je lui dois la vie.

Malgré cette proximité, les alpinistes sont également des gens qui ont un grand besoin de solitude. J'ai fait de la randonnée et de l'alpinisme pendant un mois dans l'ouest du Népal en 1972, avec deux sherpas et quatre porteurs tibétains. Il nous a fallu deux semaines pour atteindre le col Jangla Bangjan et deux semaines de plus pour revenir à la civilisation par une série de cols élevés (environ 5 000 mètres chacun) que personne n'avait empruntés depuis des décennies. Le dernier jour, avant d'atteindre la route, j'ai vu un occidental qui marchait dans ma direction à une certaine distance. Pris de panique, j'ai quitté le chemin et j'ai grimpé à toute vitesse pour ne pas le croiser.

En alpinisme, les efforts sont autant mentaux que physiques. J'ai fait mes premières expéditions d'alpinisme à l'âge de 12 ans, en famille. Notre vénérable guide nous conduisait du village jusqu'au refuge si lentement que j'avais de la peine à caler mon rythme sur le sien. Cependant il ne s'arrêtait jamais et nous avons atteint le refuge, puis le lendemain le sommet sans effort. Lorsqu'il marche d'un pas régulier, l'alpiniste entre rapidement dans un état de méditation et le rythme de sa foulée définit son mantra personnel. Pour moi, c'est comme une musique et l'ascension se passe comme si de rien n'était.

Le mental devient parfois une question de survie. Après deux nuits passées à 7 700 mètres sur le Cho Oyu, l'un des 14 sommets du monde dépassant 8 000 mètres, et après un malaise à 7 900 mètres lors d'une tentative d'ascension, j'ai amorcé une descente qui fût un véritable cauchemar, enchaînant trébuchements et chutes. Alors que je n'étais qu'à une vingtaine de mètres de nos tentes du camp 1 qui était à une altitude de 6 000 mètres, j'aurais dû me sentir soulagé. Mais il restait une petite pente et une cinquantaine de pas à faire. Alors que les autres membres de l'expédition suivaient mes pas d'un air absent, eux-mêmes trop fatigués pour me prodiguer un quelconque encouragement, j'ai échafaudé une stratégie rocambolesque où chaque pas correspondait à une église ou une chapelle célèbre. Si des architectes de renom sont parvenus à bâtir ces églises, me suis-je dit, je peux faire le pas suivant ! Il m'a fallu cinquante églises pour faire les cinquante pas.

 

Glissement de terrain

  Fermes à 4 500 mètres   Camp de base

Les fortes pluies de mousson provoquent des glissements de terrain qui nécessitent une intervention chaque année.

 

Village typique et culture du blé au Tibet à une altitude de 4 500 mètres environ.

Source : http://www.seed.slb.com/fr/scictr/watch/mountain/goals.htm
Par Mohamed Charkaoui
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